AUDIENCE FORAINE  A BAKEL

AUDIENCE FORAINE  A BAKEL

La cour de la Mairie de Bakel et les rues tout autour de ce lieu qui regarde majestueusement un village Mauritanien Gouraye, derrière le fleuve Sénégal, étaient noires de monde ce lundi 12 janvier 2026.

De partout, hommes, femmes, adultes  accompagnés d’enfants,  arrivés depuis les premières heures de la matinée, attendaient pour faire partie  des plus avantagés, les premiers servis.

La raison de cette ruée vers ce lieu est simple : une journée, une seule journée  d’audience foraine !

Pour rappel, une audience foraine est une audience de justice qui se tient en dehors des locaux  habituels du Tribunal afin de rapprocher la  justice  des  citoyens.

Dans les écoles, dans les maisons, les villages et même dans les villes, les actes de naissance sont « oubliés ». Cependant au cours des baptêmes, les nouvelles mamans portent des tenues excessivement coûteuses, sans compter le gros bélier sacrifié à l’occasion et les plats de « Lakh » qui circulent durant toute la matinée! La déclaration de naissance est remise à plus tard.

Le Président du Tribunal de 1ère Instance de Bakel, le Greffier, des Agents du Tribunal comme ceux de la Mairie étaient « noyés » dans ce millier de chercheurs de :

  • Extraits de naissance
  • Actes  de   mariage
  • Actes de décès
  • Cas de rectification ou
  • Inexistences (annulations).

Pour cette « journée » qui a commencé assez tôt ce lundi 12 janvier, elle a pris fin à 3 heures du matin le mardi 13.

Durant ce long temps, quatre-cent-cinquante (450)  actes ont été octroyés ou régularisés. La priorité était cependant accordée aux élèves ne disposant pas d’acte de naissance. Ils étaient venus en grand nombre avec leurs parents et se sont vu accorder des jugements de naissance.

Témoins privilégiés, tous les Délégués de quartiers de Bakel étaient présents, ce geste (la présence) donnant un cachet particulier à cette journée.

Pour éviter les audiences foraines et les longues files d’attentes, les radios communautaires doivent sensibiliser les parents en les invitant dans des émissions interactives avec des agents de l’Etat civil, des Sages-femmes, des Badiénou Gox et ne rien demander aux parents pour l’obtention d’un acte d’état civil (naissance).

Idrissa Diarra Bakel/Tambaactu1

Partagez