Tambacounda : le RAP souffre de moyens financiers…

Portrait ; Alioune Badara Tambidou alias DOUBA BADMAK, Rappeur, compositeur : le RAP connait des difficultés et mérite qu’on lui tende la Main pour permettre aux Jeunes Rappeurs de la région de vivre pleinement de leur Art au bénéfice de la Culture Urbaine…

La région de Tambacounda est fortement influencée par les cultures urbaines de par sa position géographique et sa diversité culturelle, ethnique et linguistique. Ces cultures urbaines existent dans la région depuis plus deux décennies, en plus des jeunes de tous bords qui essaient de s’imposer dans le mouvement hip hop, nous avons les bassaris, les bambaras, les mandingues, les peulhs entres autres, qui tentent de mettre en valeur leur cultures et offrent des prestations qui émeuvent plus d’un.

Depuis quelques années, les acteurs des cultures urbaines commencent à mieux s’organiser pour promouvoir leur art  tout en essayant de s’offrir les moyens de développer davantage leurs productions et leur notoriété. Dans cet ordre idée l’OCU (Oriental Cultures Urbaines) dirigé par Negger Dou et le Réseau des Cultures Urbaines (R.C.U) managé par Ibrahima Cissokho ont été créés par certains d’entre eux pour se regrouper afin de mener le combat ensemble.

D’autres par contre prennent des initiatives qui engagent des moyens financiers et techniques plus conséquents comme le cas de l’initiateur de la maison d’édition et d’enregistrements sis au quartier dépôt.

Tambaactu 1 est allé à la rencontre d’un parmi eux et vous a fait cette description de lui :

Douba Bamak de son vrai nom Alioune Badara Tambidou est un jeune dont les origines /racines sont profondément ancrées dans les profondeurs de la région de Tambacounda. Il a grandi entre les quartiers  Dépôt et Gounass. En plus d’être un rappeur il est un infographe, un bite maker, un artiste compositeur et un parolier.

Elève jusqu’en classe de terminal, Douba Badmak de son nom artiste a suivi diverses formations qui lui ont forgées une personnalité multi dimensionnelles. Ces formations sont relatives à l’infographie, au bite maker, à l’entreprenariat entre autres.

Son principal partenaire est le centre culturel régional dirigé par son directeur monsieur Diallo pour lequel il est satisfait de sa collaboration. Il travaille techniquement avec Cherif Forvisse Ndiaye alias BIG  BRO et Khalid Diougue.

A son actif, Douba Badmak  a plusieurs réalisations sur son compte.

D’abord, avec le groupe B5ll, ils ont réalisé deus productions : une mix tape de dix (10) sons et un EP de quatre(04) titres

Ensuite, en solo, notre rappeur a mis sur le marché un mix tape instrumental de treize (13) titres puis ce 15 juin dernier il a sorti son premier mix tape vocale de 15 sons avec comme titre phare NO LIMIT. Egalement, il a tourné des clips vidéo avec les titres Yekgna Sénégal et Sens Contraire.

Enfin, DOUBA BADMAK a composé, réalisé et produit des vidéos pour le compte de Big Bro, Maitre Bass, Laster  Hunder, Master  Hight pour ne citer que ceux là.

Fort  impacté par les contraintes qui freinent le développement du R.A.P dans la région telles le manque de moyens logistiques, matériels et financiers (les jeunes rappeurs allant jusqu’à Dakar pour se faire produire), Douba Badmak rêve d’avoir une maison de production et de news labels afin d’aider les jeunes rappeurs à s’épanouir de leur art en leur produisant sur place à des couts réduits.

C’est cette perspective qu’il souhaite que  de bonnes volontés aident le mouvement RAP en tendant la main aux rappeurs pour booster davantage cet art dans la région. « Effectivement les conditions de travail des rappeurs sont difficiles et le RAP est en plein essor dans les autres régions donc pourquoi cela traine chez nous. Il faut que chacun y mette du sien pour le Développement de la Culture Urbaine au bénéfice de la Région de Tambacounda »voilà ses derniers mots.

Amadou Ndiaye/Tambaactu1

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