Le Patient et le traitant, le Sénégal et le FMI : quand l’économie entre en salle de réanimation
Le Sénégal en toute affirmation est aujourd’hui un patient économique qui arrive en urgence sans stigmatisation. Après les décisions et les propos sur la dette dite cachées de Sonko , le Sénégal est entré douloureusement dans une grave crise de financement.
Dans cette métaphore médicale, Bassirou Diomaye Faye apparaît fermement comme le médecin appelé au chevet d’un malade déjà fortement affaibli. Son traitement passe désormais par la rigueur budgétaire, la transparence et l’appui des partenaires financiers, notamment le FMI, avec lequel Dakar vient de parvenir à un accord de principe portant sur un programme de 2,2 milliards de dollars sur trois ans, destiné à restaurer la soutenabilité de la dette.
Mais le diagnostic net révèle une pathologie particulièrement dangereuse : en vedette, le cancer de la dette cachée. Son origine renvoie aux propos de l’ancien premier ministre, dont les déclarations ont contribué à compliquer le climat économique et les relations avec les partenaires financiers. Pour rappelle, Sonko avait qualifié une éventuelle restructuration de la dette soutenue par le FMI de « disgrâce » pour le Sénégal.
Le défi est donc immense : Diomaye doit administrer en toute conscience les soins sans aggraver l’intoxication. En toute connaissance de cause, le FMI joue ici le rôle d’un traitement d’urgence : il apporte des ressources en intelligence, mais exige en contrepartie une discipline budgétaire, une meilleure gestion de la dette et davantage de transparence pour abréger la souffrance des sénégalais.
Le Sénégal n’a pas besoin de nouveaux discours inflammatoires et diffamatoires il a besoin d’une thérapie économique, d’une chirurgie budgétaire maîtrisée et d’une convalescence durable. Car lorsqu’un pays est malade, la priorité du médecin n’est pas de chercher des applaudissements : c’est de sauver le patient.
Ibrahima Thiam, Pdt mouvement Bras Long de Bakel/ TAMBAACTU1
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