UN BAOBAB GEANT CENTENAIRE EST TOMBE A BAKEL

UN BAOBAB GEANT CENTENAIRE EST TOMBE A BAKEL

Le vendredi 7 août 2026, vers 23 heures, alors qu’un vent pourtant pas assez violent soufflait, un géant, baobab plus que centenaire (120 à 130 ans selon certains anciens du village), majestueusement dressé  dans l’arrière-cour de la Mairie était tombé !

Les populations de Bakel, des plus jeunes aux plus âgés, ont toujours considéré cet arbre comme un monument en lui vouant un certain respect pour sa taille gigantesque, la bonne ombre qu’il fournissait, les histoires croustillantes voilées de mystères et surtout quand on parle de génies qui l’habiteraient.

Ce baobab géant, selon certains anciens comme Ndoumbé Traoré ou  Ckeikh Sidaty dit Boubou Ndiaye sous son ombre,  le vieux  Siré Touré y vendait du sel. Piroguier, il surveillait en même temps, en compagnie du vieux  Bah Fall le trafic fluvial  entre Gouraye en Mauritanie et Bakel.

Quelques années plus tard, les piroguiers  s’étaient approchés du fleuve laissant leur place à un homme particulier du nom de « Soukaran Gollé »  venu du Mali et  ne jouissant pas de toutes ses facultés mentales.

Il portait des haillons, « Soukaran Gollé ». Malgré son calme, les enfants le provoquaient. Il les chassait et revenait s’asseoir sur les grosses racines de l’arbre. Il n’y bougeait presque jamais. Le reste des repas des familles proches de la Mairie lui était offert.

Des voyageurs allant ou revenant de la Mauritanie, pris de pitié lui offraient des pièces de monnaie de l’époque (1F, 2F ou rarement 5F).

A sa mort, sous ce mystérieux arbre, les gens y avaient ramassé beaucoup de pièces de monnaie car « Soukaran Gollé » ne les utilisait jamais.

La chute de ce géant tombé du côté nord, sur des bâtiments de la famille Cissokho a créé des dommages :

  • La tuyauterie du bassin à poissons
  • Les raccords des pompes à eaux
  • Un réfrigérateur
  • Un fauteuil
  • Des valises contenant des vêtements
  • Un fût contenant des assiettes, des verres, des tasses…

Grâce à DIEU, à part les dégâts matériels, il n’y a pas eu de pertes en vie humaine. Avec un arbre de cette dimension qui disparaît,  l’environnement s’appauvrit de races d’espèces rares et difficilement remplaçables.

Le dimanche 9 septembre 2026, le Sénégal célébrera la 43ème édition de la Journée Nationale de l’Arbre (JNA) sur le thème : « DES PLANTS AUX ARBRES : LA RESPONSABILITE AUX COMMUNAUTES » prévue à Sinthiou Fissa dans notre département.  N’est-ce pas une occasion rêvée pour que les communautés s’engagent dans le reboisement ?

Idrissa Diarra Bakel/TAMBAACTU1

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