Le CFP de Tambacounda réceptionne son Unité Mobile de Formation en Agroalimentaire

C’est toute une satisfaction qui se lisait sur le visage de la Directrice du Centre de Formation Professionnel de Tambacounda, Madame Awa Bigué Diankha contente d’être à l’œuvre avec ses collègues, pour faire l’inventaire des équipements reçus ce jeudi 10 octobre 2019, après avoir déchargé toute la contenance du véhicule flambant neuf qui va faire office d’unité mobile de formation professionnelle pour la région de Tambacounda. C’est un appui du projet ACEFOP (Accès Equitable à la Formation Professionnelle) sur financement de l’UE, en partenariat avec l’Agence de Coopération Luxembourgeoise pour le Développement (LuxDév).

Pour Ibrahima Guèye, chef d’antenne projet ACEFOP à Tambacounda, l’objectif de l’unité est de permettre au centre  de déployer ses formations à l’extérieur.  C’est un atelier mobile qui permettra au centre de se déployer vers les lieux les plus reculés pour pouvoir  y mener des activités de formation professionnelle, car  il reste encore des endroits où il n’existe pas des possibilités de formation professionnelle, parce que n’ayant pas été dotés d’outils de formation professionnelle, comme par exemple le département de Koumpentoum qui n’a pas de structure de formation professionnelle, ou encore Goudiry, même si  nous sommes en train de construire un centre de FP. Il s’agit ici de l’accès équitable à la formation professionnelle pour régler ce problème d’équité territorial, en attendant de pouvoir construire d’autres centres. C’est la solution qui est trouvée pour aider les jeunes qui sont dans des endroits défavorisés, par rapport à la carte de formation professionnelle, à bénéficier d’une formation en agroalimentaire.

Le chef d’antenne soutient cependant que la formation professionnelle n’est laissée en rade, « parce que depuis que nous sommes arrivés, nous avons repris le projet de déploiement massif de l’apprentissage rénové, il ne faut pas oublier que l’apprentissage est une partie intégrante de la formation professionnelle. Et dans la région de Tambacounda, nous avons recruté 60 maitres artisans avec qui nous travaillons pour la formation de 300 apprentis qui vont d’aller en certification. Pour la première fois d’ailleurs dans la région, le Ministère va certifier des apprentis qui sont issus des ateliers des maîtres artisans qui sont un peu partout dans la région de Tambacounda ». Ibrahima Guèye souligne que de Bakel  jusqu’à Ngène même, en passant par Koumpentoum et Goudiry, il y a quelque chose d’important qui est fait. Par ailleurs l’ensemble des structures de formation professionnelles existantes ont bénéficié d’appuis  en formation, déjà tout le personnel est formé pour la prise en charge des nouveaux programmes. En même temps, toutes les structures de formation professionnelle  ont reçu un appui en matériel avec les projets d’investissement et les projets de formation-insertion. Il reconnaît qu’il reste des choses à faire, comme la finalisation du Lycée Technique de Tambacounda et l’achèvement du chantier du Centre de Formation professionnelle de Goudiry.

Macodou Guèye, chargé de projet des UMF au sein de l’ACEFOP a présenté cette  unité mobile spécialisée sur la transformation des produits alimentaires. Ce qui est en lien avec l’orientation du Centre de Formation professionnelle de Tambacounda qui travaille dans la valorisation des produits locaux. L’unité est venue contribuer à l’offre de formation  existant déjà dans le centre. Elle est aujourd’hui opérationnelle dans la mesure où elle est dotée d’équipements didactiques et techniques qui viendront répondre aux besoins  des populations dans le souci des actions de formation et de perfectionnement.

Awa Bigué Dianka, Directrice du CFP de Tambacounda a tenu  à remercier le Projet, qui leur a donné la satisfaction de pouvoir continuer un travail qui était déjà commencé. L’Unité Mobile de Formation Professionnelle va permettre d’élargir le travail de formation professionnelle dans la région avec les acteurs, les apprenants bénéficiaires  qui vont plus-tard ouvrir leurs propres unités de transformation en agroalimentaire.

Du point de vue des résultats scolaires, elle soutient que le CFP de Tambacounda est un centre d’excellence 98 % d’admis cette année.  « Avec cette unité mobile, nous allons toucher l’ensemble de la région de Tambacounda, et nous allons augmenter l’impact de la formation professionnelle dans la région, et nous allons améliorer nos résultats. Cette unité mobile est dotée de matériel moderne d’agroalimentaire que nous n’avons jamais eu, et c’est un besoin que nous avons toujours exprimé pour changer la manière de faire, pour accéder au stade industriel, pour avoir un CFP capable de bien former et d’être une référence dans ce domaine.

Pour ce qui est de l’utilisation de l’UMF , « Nous allons l’utiliser à bon escient, c’est-à-dire de façon scientifique, en répondant aux normes. Le véhicule va être utilisé dans de très bonnes conditions  et bien entretenu ».

La Directrice du CFP de Tambacounda est d’avis que l’Inspection d’Académie, l’Administration et les collectivités locales participent d’une façon plus large à la sensibilisation. «Les autorités territoriales doivent nous accompagner, en ce sens que ce sont les populations qui ont besoin de ces formations. Il s’agira de les recenser, les mettre en relation avec d’autres structures comme le 3FPT, l’ONFP. Du côté de l’IA, nous souhaitons que d’autres apprenants puissent venir et être capacités au niveau de cette UMF. Car il y a des élèves qui n’ont pas obtenu le Baccalauréat et qui ont le BFEM qui sont donc capables de recevoir une formation de qualité et avoir un métier et être opérationnel. Qu’est-ce qui leur reste ? Trois mois de formation, six mois maximum, ils peuvent être opérationnels. L’IA peut jouer à ce niveau-là, recenser tous ceux qui sont dans l’Enseignement général qui n’ont pas obtenu le Bac ou le BFEM, qu’on puisse les capaciter afin qu’ils soient opérationnels pour servir le pays et leurs familles».

Ibrahima Seydou Dia/Tambaactu1

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