Kolda : un CRD sur le projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes du sud du Sénégal.
Le comité régional de la coordination et du suivi des activités du projet UNFPA-CANADA a organisé une rencontre dans la salle de réunion de la gouvernance de kolda qui a réuni les autorités administratives, les acteurs de la santé, les membres du CRD, entre autres. Le projet est présent dans la région depuis 2018, il couvre les régions : Kolda, Kédougou, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. Ledit projet a été financé pour une durée de 5 ans.
Le CRD a permis à Moussa Mané l’expert régional de l’UNFPA de présenter le projet, de donner ses articulations, les indications qui sont traquets et les indications de performances.
Dans le communiqué envoyé à notre rédaction où le document souligne que ces 5 régions du Sud sont marquées par une faible utilisation des services de la Santé Sexuelle et reproductive, la persistance des inégalités de genre, des mariages d’enfants, de l’excision et la faible disponibilité des données de qualité dans ces domaines pour une prise de décisions efficace et performante. En effet, ces dernières sont caractérisées par des taux de mortalité maternelle supérieurs à la moyenne nationale avec 921 décès pour 100 000 Naissances Vivantes (NV) à Kédougou, 588 décès pour 100 000 NV à Kolda, 549 décès pour 100 000 NV à Sédhiou, 506 décès pour 100 000 NV à Tambacounda et 621 décès pour 100 000 NV à Ziguinchor (RGPHAE, 2013. Il s’y ajoute de faible taux de prévalence contraceptive avec 21% à Kolda, 21% à Sédhiou, 26,7% à Ziguinchor, 13,3% à Tambacounda et 11,1% à Kédougou (EDS, 2017). Dans le même sillage l’excision demeure une pratique néfaste dans ces régions, avec des taux de prévalence de 35% à Kolda, 43% à Sédhiou, 38% à Ziguinchor, 44% à Tambacounda et 45 % à Kédougou (EDS, 2016) Selon le rapport de l’UNFPA.
L’expert nous informe que ces cinq régions sont caractérisées par des indicateurs de santé en deçà de la moyenne nationale. Cette situation est liée essentiellement à la persistance des violences basées sur le genre (VBG), aux grossesses précoces et aux mariages d’enfants.
Monsieur Mané dresse l’objectif du projet : « Le projet a pour objectif d’améliorer la santé sexuelle et reproductive de plus de 635 000 femmes (15 à 49 ans), dont 320 000 adolescents (15 à 24 ans), dans les cinq régions au sud du pays. Il se base sur les orientations nationales en matière de Santé Reproductive, Maternelle, Néonatale, Infantile et de l’Adolescent (SRMNIA) et d’égalité et d’équité de genre ». Il poursuit en donnant les trois principaux défis à redresser : « faible accès à l’utilisation des services de santé sexuelle et reproductive de qualité ; inégalités de genre et persistance des mariages d’enfants et de l’excision ; faible disponibilité de données de qualité en matière de santé sexuelle et de reproductive, violences basées sur le genre. »
Mamoudou Tall Ben Tafsir/Tambaactu1
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