BAKEL/Dans l’hypodrome Pastef : syndrome des cartes et l’hémorragie des démissions comme dans une métrorragie.
Sans être cinique, le Pastef semble traverser une phase que l’on pourrait qualifier de clinique. Entre la campagne de vente des cartes de membres et la montagne de démissions qui secoue ses rangs, le diagnostic politique devient de plus en plus un signe complexe.
La campagne de la vente des cartes apparaît comme une ligne antalgique administré pour atténuer les signes d’une douleur d’un limogeage au goût amer. Chaque nouvelle carte est présentée comme une dose d’espoir, mais le traitement de la psychose peine à masquer les symptômes d’une névrose plus profonde.
En substance, la carte de membre devient alors une ordonnance prescrite à un parti en quête de soins intensifs pour sa renaissance.Pourtant, pendant que les cartes se placent, les militants, eux, se déplacent vers de nouvelles espaces politiques. Un pas en avant, un pas en arrière : telle est l’image que renvoie aujourd’hui le Pastef, engagé dans ce que je pourrai surnommer la « caravane wouti garab », obstacle effrénée du remède miracle.
Le tableau clinique évoque un syndrome de placement des cartes accompagné d’une hémorragie continue des démissions sans courtoisie. Chaque départ, le corps militant perd un peu plus de son rempart énergétique, tandis que les responsables s’efforcent de poser de nouveaux pansements sur des plaies qui se cicatrisent lentement.
Dans cette impasse, le parti semble osciller entre perfusion médiatique et rééducation organique. Mais à force de multiplier les ordonnances sans traiter les causes profondes du mal, le risque est de voir le patient s’installer dans une convalescence interminable.
Et pendant que la pharmacie politique distribue ses cartes comme des comprimés censés restaurer la confiance, une question demeure : un traitement symptomatique peut-il guérir un parti confronté à une véritable crise de confiance, ou ne fait-il que retarder l’inévitable bilan médical ?
A ce rythme, certains ironisent déjà en rebaptisant la caravane « Wouti Garab » en « Pastef en passe d’aller à la casse ».
Signé : Thiam pdt mouvement Bras Long de Bakel.
TAMBAACTU1
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