ATELIER DE SENSIBILISATION SUR LA PROTECTION DE LA FALEME AVEC L’ONG LA LUMIERE A BAKEL

ATELIER DE SENSIBILISATION SUR LA PROTECTION DE LA FALEME AVEC L’ONG LA LUMIERE A BAKEL

L’affluent le plus important du fleuve Sénégal, sur sa rive gauche porte le nom de Falémé qui signifie «  petit fleuve » en Soninké.  

Il n’y a guère longtemps, la Falémé qui prend sa source dans la partie nord du Fouta-Djalon, en Guinée, était un espoir pour les populations riveraines de ce cours d’eau ! Ce « petit fleuve » nourrissait des milliers de familles à travers l’agriculture, l’élevage et la pêche. Toute l’alimentation en eau pour la  boisson était tirée aussi de cette Falémé-là !

Puis sont arrivés les chercheurs d’or, les orpailleurs, transformant cette zone de rêve en un lieu cauchemardesque.

L’utilisation de produits toxiques comme le mercure et le cyanure a non seulement changé la couleur de l’eau (couleur de boue) mais l’a surtout polluée, rendant toutes les exploitations économiques « impossibles » et remplissant les postes de santé de malades.    

Ce vendredi 3 juillet 2026, l’ONG La Lumière de Kédougou a invité des autorités administratives (les Sous-préfets de Bélé et de Kéniéba), territoriales (Maires de Sadatou, Madina Foulbé et Kidira) des chefs de services techniques, l’ARD, le GRDR, les chefs des villages concernés par l’orpaillage (Soréto, Dyabougou, Sounkounkou, Laminia et Dioubéba), les responsables des Sociétés minières établies dans la zone et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

L’Adjoint au Préfet du département monsieur Ngor Pouye, en ouvrant cette rencontre, Ô combien importante pour toutes les populations qui vivent le long de la Falémé et même du fleuve Sénégal, a d’abord introduit son objet avant de permettre à chaque invité de décliner son identité.

Puis monsieur Aliou Bakhoum Chef d’Antenne de l’ONG La Lumière de Kédougou, par ailleurs Coordonnateur  du programme Moyens de Subsistance Transformés (MOST) a justement fait une présentation du MOST.

Il a donc parlé de :

  • L’aperçu du projet MOST
  • Les zones d’intervention du projet MOST
  • L’objectif du projet MOST avec ses trois composantes
  • Les résultats de l’inventaire
  • La quantité d’or produite
  • L’utilisation du mercure

Il a ensuite fait la présentation des risques environnementaux et sanitaires associés à l’EMAPE.

Plusieurs intervenants se sont exprimés  parmi lesquels messieurs  Ibrahima Fadé Secrétaire Général de la Commune de Kidira, Albert Faye CDEPS, Gaye GRDR, Adjudant Cheikh  Mbaye Sapeur, Ibnou Sy Elevage, Mamadou Diakhité, Tamba (Sauvons la Falémé), le Sous-préfet de Kéniéba Mamadou Amadou Sow et madame Marie Camara du GPF.

En réponse aux différentes interventions, l’ONG La Lumière,  par l’intermédiaire de  monsieur Boubacar Diallo Gestionnaire de bases de données puis de monsieur Aliou Bakhoum le chef d’Antenne, a apporté des clarifications.

Il y a plus de suggestions que de questions, diront-ils.

Cependant l’on retiendra que l’orpaillage est une activité économique comme l’agriculture, l’élevage,  la pêche, le commerce… Le projet s’engage à  proposer un modèle d’orpaillage à l’état.

Lors de la clôture de cet atelier financé par le GIZ  avec  comme interlocuteur  le PACT, monsieur Abdoul Konaté le Sous-préfet de l’Arrondissement de Bélé a posé deux questions pertinentes en sa qualité de représentant du Préfet:

  1. Y a-t-il espoir que la Falémé retrouve son visage, son rayonnement d’antan ?
  2. Peut-on faire de l’orpaillage sans utiliser des produits chimiques comme le mercure et le cyanure ?

 L’ONG La Lumière répondra par l’affirmative aux deux interrogations. Pour cela, il faut une synergie entre les différents acteurs sur la rive droite (Mali) et sur la rive gauche (Sénégal) pour sauver la Falémé.

Monsieur Konaté a enfin félicité l’ONG La Lumière pour le travail qu’elle est en train d’abattre pour le bonheur de nos populations. Aux invités, il souhaitera un bon retour à chacun dans son foyer, surtout ceux qui viennent des villages lointains comme Laminia, Kéniéba….

Idrissa Diarra Bakel/TAMBAACTU1

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