½ FINALE CAN MAROC/BAKEL EXPLOSE APRES LA VICTOIRE DU SENEGAL SUR LE MALI
Au coup de sifflet libérateur de l’arbitre après les sept longues minutes de temps additionnel, des cris de joie s’entendaient partout dans la capitale du Gadiaga, Bakel : dans les rues, les maisons, sur les rives du fleuve Sénégal, aux alentours des marchés abandonnés pour cause de match, jusque dans les centres de santé…
Vu sa position géographique particulière, avec ses deux frontières (Mali et Mauritanie) le département de Bakel était depuis la veille de ce match important à plus d’un titre, quadrillé par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
Leur présence (les FDS) très visible a poussé la population juvénile à réfléchir sur les relations séculaires entre le Mali et le Sénégal et à tempérer les ardeurs. Nous sommes liés par plus d’un siècle d’histoire et par une cohabitation qui a fait naître plus que de la parenté, la nécessité de nous entendre pour vivre en paix, en harmonie.
Déjà après le joli but marqué par Iliman Ndiaye, hommes, femmes, enfants, adultes, tous criaient : « SENEGAL ! SENEGAL ! SENEGAL ! »
Des débordements ont cependant eu lieu à la fin du match, quand les conducteurs de Jakaarta ont envahi les rues en roulant, certains, inconsciemment, accélérant comme des fous, sans tenir compte du monde sorti pour fêter comme eux la victoire du pays !
Le sport en général, le football en particulier doit servir de lien entre les jeunes, au-delà, entre les peuples, les nations, les états !
Le Mali, pays de l’Afrique Occidentale doit désormais supporter le Sénégal jusqu’à la victoire finale et ensemble fêter la deuxième étoile du pays de la Téranga !
Djigui Diarra grand gardien de but du Mali, Habib Diarra talentueux milieu de terrain du Sénégal, l’entraîneur National du Sénégal Pape Bouna Thiaw dont la mère est malienne, Aliou Dieng Milieu de terrain malien, les deux Niakhaté (l’un malien l’autre sénégalais), les deux Coulibaly, malien et sénégalais, tout cela montre et prouve que nous sommes un même peuple. Nos drapeaux ont les mêmes bandes (Vert, Jaune et Rouge). Seule l’étoile verte sur le jaune pour le Sénégal fait la différence.
Ensemble, après ce match « amical » entre des parents, crions à tue-tête : « VIVE LE MALI, VIVE LE SENEGAL ! LE PEUPLE SENEGALO-MALIEN A GAGNE !»




Idrissa Diarra Bakel/Tambaactu1
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