Tambacounda : rapport PRS( Promotion pour l’école protectrice des droits des enfants) pour la zone de Missira avec l’APROVAG

La rencontre a eu lieu ce jeudi 16 mai 2019 dans les locaux du Centre  Régional de Formation en Santé, avec la  participation des parents d’élèves, des membres du Comité de Gestion, des Associations de Parents d’Elèves, des Directeurs d’écoles et entre autres des  Gouvernements Scolaires.

L’équipe de l’Association des Producteurs de la Vallée du Fleuve Gambie( APROVAG) a mené une enquête de terrain au niveau des écoles qui se trouvent dans les zones d’intervention de l’Association à savoir Adiaf, Sankagne, Sinthian, Ngène, Bady, Dialacoto, Wassadou et Saal. L’enquête portait sur les infrastructures, les clôtures, les bâtiments, le droit de l’enfant à l’école. Selon, l’Inspecteur Modou Wade, c’est la résolution des problèmes qui est attendue, le fait de disposer des écoles accueillantes est aussi souhaité, des salles de classe bien airées, bien éclairées,  d’avoir des écoles comme à l’image de celles de Dakar dans ces zones, que l’élève se retrouve dans un cadre idéal pour mieux s’épanouir, a-t-il ajouté. Le Secrétaire exécutif de l’APROVAG, Mamadou Ciss de souligner qu’il y a un manque notoire d’infrastructures, c’est dire que les salles de classe sont insuffisantes et cette situation ne met pas les élèves dans de meilleures conditions de travail ; les abris provisoires sont nombreux. Ainsi sur les 13 écoles visitées, il n’y a que 2 qui ont des robinets, les autres  n’ont que des puits et certains puits même ne fonctionnent plus. Les toilettes sont sans eau et comment les élèves pourront l’utiliser, donc il y a un problème d’hygiène qui se pose. Il y a des écoles qui sont à côté des marchés ou du fleuve et qui ne disposent pas de clôture, cela pose un problème d’insécurité avec même la divagation des animaux. Il a été constaté aussi des constructions de salles de classe inachevées et des dalles dans des états défectueux, tout cela constitue des risques chez les apprenants. En effet des recommandations ont été faites à l’issue de cet atelier. Pour ce faire l’Etat a sa part de responsabilité puisqu’il doit garantir l’accès de l’élève à l’école, les collectivités territoriales aussi doivent jouer leur partition, elles ont un budget qui leur permet d’intervenir dans les écoles de même que la communauté ; d’ailleurs aujourd’hui on dit que l’école appartient à la communauté donc elle ne doit pas attendre l’Etat ou les collectivités territoriales pour réagir. Ainsi cette enquête sera remise à qui de droit pour que des solutions soient trouvées dans les meilleurs délais afin que les enfants puissent apprendre dans de bonnes conditions. Pour ce qui est des pièces d’Etat Civil, l’Association est en train de faire des démarches avec le tribunal départemental pour permettre aux élèves de disposer de cette pièce et la Mairie doit faire en sorte que la livraison se fasse le plus rapidement possible. M. Ciss de rappeler que l’APROVAG avait en 2014 réglé des pièces d’état civil à des élèves provenant du village de Bady qui étaient au nombre de 14 en classe de CM2 et tous les élèves de CM1. Aujourd’hui, l’APROVAG a envoyé ses agents sur le terrain pour recenser tous les élèves qui n’ont pas de pièce d’état civil et une fois que le travail est terminé, on trouvera des partenaires pour apporter des solutions à cela. En ce qui concerne le mur de clôture pour une école à cycle complet, l’Etat peut s’en charger mais pour des écoles à une ou deux classes, la communauté pourra faire des efforts pour clôturer l’école par des grillages ou par autres supports pour la sécurité des enfants. M. Ciss d’ajouter que si une école a rempli les critères c’est-à-dire qu’elle dispose de puits, de mur de clôture, l’APROVAG peut l’aider à avoir un jardin scolaire et mettra à sa disposition des techniciens pour l’appuyer.

Lamine Kanté/tambaactu1.com                                                      APROVAG

 

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